Stratégie de la tension
La « stratégie de la tension » (« strategia della tensione ») est une expression couramment employée pour désigner une théorie expliquant les troubles politiques violents que l'Italie a connus pendant les "années de plomb" . Cette période a été marquée des attentats, des menaces et l'instauration d'une peur parmi la population.
Selon la thèse de la « stratégie de la tension », une partie des actes commis visaient à susciter délibérément un climat de violence politique, dans le but de favoriser l'émergence d'un état autoritaire. Pour l'universitaire Donatella Della Porta, il s'agissait de « la manipulation en sous-main par le gouvernement de groupes politiques radicaux afin de provoquer des débordements qui favoriseraient aux yeux de l'opinion publique des politiques autoritaires ».
L'historien David J. Whittaker souligne qu'il n'est pas nécessaire d'imaginer un « cerveau » derrière cette stratégie, ni un complot délibéré, mais qu'il est manifeste que le gouvernement chrétien n'a pas réagi vigoureusement contre le terrorisme, « profitant de l'occasion pour attaquer les communistes et les socialistes et renforcer [son] poids dans le système politique ». Mais bien entendu il est parfaitement concevable que les pseudos menaces soient précisement voulus et construites, soit en manipulant les fascistes, soit en s'accordant avec eux afin de criminaliser les "menaces" à l'ordre de l'état bourgeois.
La question de l'implication des services secrets italiens sont encores débattues bien que déjà prouvées.
Toute ressemblance avec un Front Révolutionnaire Afghan de pacotille, ou avec des histoires d'envois de balle, de piègeage de chemin de fer et des soit disantes menaces terroristes ne sont bien entendu pas fortuite...
Nous n'accusons pas, nous affirmons que les soit-disantes "actualités" ressemblent très fortement à la conceptualisation et l'application d'une stratégie de la tension, typique des états bourgeois en période de "troubles".