Encore merci aux camarades de Bordeaux pour cette nouvelle qui nous a fait beaucoup rire ici!

Publié le par Antifasciste pévèle-mélantois

21 janvier 2009

Selon le journal local qui ne cite bien entendu pas le nom des "quatre cousins à particule"...

Quatre garçons condamnés pour avoir volé des distributeurs, en août dernier

Un stage de citoyenneté pour les anti préservatifs

En août dernier, alors qu'ils étaient en vacances dans la demeure familiale de leur grand-père, à Jurançon, les quatre cousins s'étaient lancés dans un raid nocturne contre les distributeurs de préservatifs de la ville de Pau. Ils ont été condamnés hier à un stage de citoyenneté.

Pharmacie du Foirail, pharmacie de la Poste, du Triangle, Colette... À chaque fois, les boîtes sont arrachées au mur à l'aide d'outils. La série prend fin devant la pharmacie du Lycée, où les jeunes gens - ils ont entre 20 et 24 ans - sont arrêtés la main dans le sac. Chemises impeccables, raies bien nettes, les quatre garçons, très sages, détonnaient hier à la barre du tribunal correctionnel, où ils succédaient à des importateurs de haschisch et à des habitués de la conduite alcoolisée.




« C'est du vol »



« Qui a eu l'idée de cette expédition, de cette croisade anti préservatifs ? », les interroge le président Hervé Dupen. Aucun des quatre cousins, deux frères toulousains et deux frères versaillais, ne revendique la paternité du projet.

Après leur interpellation, ils avaient expliqué aux policiers qu'ils étaient « contre l'usage du préservatif. C'est là notre motivation. Pour nous, l'usage du préservatif est un obstacle à la vie, et un comportement égoïste. »

Devant les juges, le quatuor a relativisé cette profession de foi : « On a fait cela plus pour se marrer que par conviction religieuse. Même si on l'a aussi fait par conviction. En disant cela, on voulait souligner qu'il ne s'agissait pas d'un acte frauduleux dont on aurait voulu retirer un profit. » Le président Dupen leur a gentiment signalé qu'il y a « d'autres moyens que ce terrorisme de voie publique pour exprimer ses convictions religieuses. En respectant le travail d'autrui. C'est davantage aux pharmacies que vous avez porté préjudice, plus qu'à ceux dont vous vouliez redresser l'existence.»

Eux-mêmes frappés par cette révélation, les intéressés n'ont pas manqué de battre leur coulpe. « Aujourd'hui, on se rend compte que ce qu'on a fait, c'est du vol, ce qui est mal. »

Et plus précisément du vol aggravé par deux circonstances : en réunion et avec dégradation. Un délit puni jusqu'à sept ans d'emprisonnement, signale le procureur Céline Raignault.

La représentante du parquet a interpellé les prévenus sur le fait qu'« ici, au tribunal, on applique la loi d'aucune église, mais celle de la République, laïque ». Et que cette loi, celle de la majorité, était votée par le Parlement, « qui n'a pas interdit le préservatif, vendu en libre-service. À la fois pour la liberté des femmes de choisir de donner la vie. Mais aussi pour des raisons de santé publique. Le préservatif est aussi protecteur de la vie. »




Premier délit



Le procureur a néanmoins pris en compte que les prévenus « ont compris ce qu'ils ont fait » et en étaient à leur premier délit. Et de requérir « une peine d'éducation républicaine », sous la forme d'un stage de citoyenneté.

« Une peine parfaitement adaptée », de l'avis même de l'avocat de la défense, Me Bertrand Rivet.

Celui-ci a tout de même estimé que « de ce cas atypique, le parquet a fait une affaire de principe. Il aurait pu faire l'objet d'une simple admonestation ».

Me Rivet s'est notamment demandé s'il y avait réellement une intention délictuelle de la part de ses clients. « Cette intention existe-t-elle quand le motif de votre action vous paraît être une cause excellente ? À 20 ans, Malraux s'engageait dans les Brigades internationales. Et on allait plus loin que de simples dégradations de biens ». De fait, ses protégés n'ont pas utilisé d'avions de guerre pour défendre leur cause.

L'avocat a également souligné que ses clients avaient fait amende honorable en proposant aux victimes de les dédommager. Et que certains pharmaciens avaient fait mieux de rentrer dans leurs frais : « L'un d'entre eux a exigé le paiement le total du montant des ventes potentielles de préservatifs d'août à fin novembre. C'est ce qu'on appelle un gain d'aubaine. »









Besoin de rappeler qu'un nombre important de cathos ne sont que des réactionnaires?



Si nécessaire....






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